Le vernis à ongle est-il dangereux pour la santé ?

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30oct2015
Le vernis à ongle est-il dangereux pour la santé ?

Et si l’atout beauté des dames devenait leur pire cauchemar ? D’après une récente étude, certains composants du vernis à ongle agiraient sur le système hormonal, ce qui pourrait même provoquer une prise de poids soudaine. Faut-il s’alarmer ?

Le « nail art », la nouvelle tendance qui inquiète

Vernis multicolore, bi-matière, french manucure… Ces dernières années, décorer ses ongles est devenu un effet de mode. Véritable allié beauté des femmes, assorti au maquillage et à la tenue vestimentaire, le « nail art » est devenu un phénomène de société qui s’est même invité dans les différents défilés de mode. Mais la tendance pourrait bien vite s’inverser.

Le TPHP, une molécule nuisible à long terme

D’après une étude de l’université de Duke aux Etats-Unis, certains vernis pourraient engendrer des dérèglements hormonaux inquiétants pour la santé, ce qui causerait même dans certains cas une prise de poids.
Le Triphenyl Phosphate (TPHP) est un produit chimique utilisé pour le rendre plus souple et améliorer sa tenue. Le constat est d’autant plus grave que cette molécule serait capable de traverser l’ongle pour pénétrer dans la peau. « Nos travaux indiquent que le vernis à ongles peut être une source d’exposition significative au TPHP à court terme et chronique pour ceux exposés dans un milieu professionnel », précise les chercheurs.

Les professionnels du métier ne sont pas alarmistes

Si l’université de Duke tire la sonnette d’alarme, cela ne semble pas inquiéter les professionnels concernés comme Emilie Babu, directrice de l’école Maestris beauté à Lille, habituée aux risques liés à ces produits aux composants parfois dangereux : « Il s’était produit le même phénomène il y a quelques années concernant la résine présente dans la formation des prothèses ongulaires. On avait fait faire une étude approfondie par la médecine du travail et on s’était adapté avec notamment la mise en place d’une ventilation adaptée aux molécules toxiques et à l’achat de gants et de masques pour nos étudiants. Nous sommes conscients des risques et des règles d’hygiènes à respecter. S’il faut prendre de nouvelles mesures, nous les prendront. Mais à l’heure actuelle, nous n’avons pas été avertis outre mesure. »

La moitié des vernis sont concernés

L’étude, réalisée sur 26 patients féminins, prouve une concentration de la molécule à hauteur de 1% dans les urines. Une molécule que l’on retrouverait dans la composition de près de la moitié des produits vendus sur le marché.Conscient du danger sur le long terme, les auteurs de ce rapport ont décidé de lancer une pétition et d’alerter les instances afin de bannir le TPHP des différents produits.